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« J'ai par le passé rendu visite à un détenu que je connaissais par le biais du parloir. Aujourd'hui je ne fais qu'aller au Centre de Détention de temps en temps pour animer les messes dominicales ou en fin d'année pour les colis donnés aux détenus indigents.
Pour les visites elles se déroulent sous le système du parloir. Il faut auparavant être autorisé par l'administration pénitentiaire qui fait une enquête approfondie (casier judiciaire, enquête de police ou de gendarmerie...) puis l'on peut prendre des "rendez-vous" de parloir, en moyenne un par semaine. Les liens de fraternité se tissent au fil des visites. Notre rôle n'est pas de les questionner sur ce qu'ils ont fait pour arriver là, c'est au détenu de vous en parler s'il le désire. Nous ne le jugeons pas, nous cherchons à lui redonner l'espérance que quoi qu'il ait fait Dieu est miséricorde, Dieu est Amour et qu'il peut être pardonné s'il reconnait ses fautes et cherche à s'amender. En outre nous cherchons des personnes prêtes à les aider, dans la mesure de nos moyens, lorsqu'ils seront libérables (hébergement, déménagement, travail....).
Nous avons aussi monté une association "La Maison Bleue", avec le service ecclésial des prisons, Saint-Vincent-de-Paul, l'ANVP, JEAN BOSCO et le Secours Catholique. C’est un appartement qui héberge à moindre coût les familles de détenus lorsqu’elles viennent les visiter, loué 12 euros la nuit. Le lieu d'incarcération est parfois très éloigné de la famille.
En tant que bénévole nous pensons que c'est dans la droit ligne de l'esprit vincentien. Monsieur Vincent n'était-il pas aumônier des galères ? »
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