À Bar-le-Duc existe une école hors du commun : l’école des grands-mères. Baptisée ainsi par les enfants qui y participent, il s’agit d’une aide aux devoirs gérée par les bénévoles de la Société de Saint-Vincent-de-Paul pour les enfants d’immigrants en instance ou non de régularisation. Deux vincentiennes, anciennes institutrices, sont responsables de ce projet.
Trois soirs par semaine, une quinzaine de « Grands-mères », et quelques « Grands-pères » accueillent entre 15 et 20 enfants pour les faire progresser en français. Congolais, Albanais, Kossovards, Turcs, Tchétchènes… Qu’elles que soient leurs origines, ces jeunes font preuve d’une grande motivation pour progresser. « On découvre les difficultés du français pour ces jeunes-là », explique Christiane Courot, bénévole, « Ce sont des enfants qui en veulent, leurs parents souhaitent qu’ils réussissent. »

Les enfants viennent d’eux-mêmes, après la classe. Malgré leurs problèmes, ils viennent toujours avec le sourire et sont épanouis. « Ce sont des enfants merveilleux, pleins de vie, qui vous aime et qu’on aime. Naturellement, ils nous appellent par le prénom et nous tutoient. On sent qu’on fait partie de leur famille. », témoigne Christiane. Des liens se créent également avec leurs familles.
