Société de Saint-Vincent-de-Paul - Fondée par Frédéric Ozanam
Un engagement complémentaire
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Danielle Yao, jeune ivoirienne, est arrivée à Lille pour étudier, il y a deux ans. Elle y a rencontré des bénévoles de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, qui lui ont fait partager leur engagement. Aujourd’hui vincentienne, elle est venue se former à l’Université d’été des jeunes, en août dernier, au Berceau. Elle témoigne à son tour de son engagement.
 

« Je me nomme Danielle Yao et j'ai 24 ans et je suis de nationalité ivoirienne. Je suis arrivée en France il y a presque 2 ans de cela dans le but de poursuivre mes études de comptabilité. Quittant pour la première fois mon pays et surtout ma famille, j'appréhendais un peu la solitude. Mais Dieu connaissant mes craintes m’a fait rencontrer de formidables personnes telles que Flavie et Christian. Ces personnes-là ont été pour moi, si je ne veux que parler de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, celles qui m'ont fait entendre l'appel de Dieu. Pour me référencer à la Bible, elles ont été Eli et moi Samuel, me montrant que je pouvais consacrer ne serait-ce que quelques minutes à écouter des personnes qui en ont besoin, donner un sourire, encourager, apaiser et pardessus tout aider un visage à se décrisper. Ce sont des choses qui font se sentir homme utile et aussi qui permettent de mieux apprécier ce que Dieu nous accorde et de pouvoir lui rendre grâce.

Au-delà des personnes que nous visitons et essayons d'aider, il y a à la Société de Saint-Vincent-de-Paul une vie d'association qui me permet à moi particulièrement d’apprendre beaucoup de la vie auprès des ainés que je côtoie. Aussi la volonté de chacun de vouloir aider à décanter une situation lorsque nous rencontrons des cas difficiles en faisant intervenir des relations personnelles montre définitivement que nous sommes complémentaires sur terre et qu'ensemble nous pouvons tout.

Nous essayons de poser tous ces actes sous le regard bienveillant de notre Seigneur Jésus, en priant à la fin de nos rencontres et j’apprécie beaucoup cela car ça nous fait rappeler que c’est en son nom et pour son nom que nous agissons. »