Quand la SSVP de Brunoy rencontre la SSVP d'Ipamu en RDC
Document Actions
Retour au département
Claude Ebrard, présidente de la conférence de Brunoy nous raconte sa visite aux deux conférences d'Ipamu en République Démocratique du Congo en février-mars 2009.
 

Tout a commencé quand des habitants de Brunoy (Essonne) ont créé une association « Les Amis Brunoyens d’Ipamu » afin de gérer un vaste projet concernant la fourniture d’électricité et l’adduction de l’eau depuis une source située dans les environs d’Ipamu. Ce petit village de brousse est situé dans le diocèse d’Idiofa en République Démocratique du Congo, à environ 850 kms de la capitale Kinshasa.
La Providence a voulu que la présidente des Amis, Claude Ebrard, soit aussi présidente de la conférence St Joseph de Brunoy et que le curé d’Ipamu venu pour un séjour en France, vienne voir un ami- prêtre remplaçant celui de la paroisse pendant l’été. A son retour, le curé congolais eut l’idée de fonder une conférence dans le village d’Ipamu en 2007. Le succès est tel qu’il faut en 2009 scinder la conférence en deux. La conférence « Claude-Marie » et la conférence « Sainte Famille » d’une vingtaine de membres chacune sont alors créées.


Claude Ebrard, profitant d’une mission humanitaire en RDC en février-mars 2009 pour l’association brunoyenne, est allée à la rencontre de ces conférences congolaises et de plusieurs autres à Kinshasa, Idiofa…pour partager la vie des Conférences en ville et en brousse.


La conférence « Claude-Marie », présidée par un professeur, réunit professeurs et infirmières.
La conférence « Sainte Famille », présidée par un membre ayant une responsabilité relative au sein du programme de fourniture d’électricité, comprend des élèves et des professeurs d’un institut d’enseignement technique.


Chaque semaine, après la messe dominicale, les conférences se réunissent selon le même rituel instauré par Frédéric Ozanam : invocation à l’Esprit Saint, temps de réflexion sur un sujet religieux, validation du compte-rendu de la semaine précédente, partage sur les actions faites et à faire, les problèmes, quête secrète, prière et tout le monde part ensemble pour l’action de la Conférence.
La Conférence « sainte Famille » outre le souci des personnes seules ou démunies hospitalisées, va parfois chanter pour animer des Messes dans les villes ou villages voisins : 10, 15 kms voire plus à faire, à pieds, à l’aller comme au retour. S’ils vont plus loin, il leur faut payer pour prendre un transport en commun des plus rudimentaires.
La Conférence « Claude-Marie » a décidé de cultiver un grand jardin pour améliorer l’alimentation des personnes hospitalisées et de leur famille qui reste avec elles à l’hôpital.


Les personnes à aider sont nombreuses étant donné le niveau de pauvreté, en particulier les veuves, les orphelins et les malades à l’hôpital mais les fonds manquent (les enseignants ont de petits salaires – et ne sont actuellement pas payés du tout !- tout comme les fonctionnaires dont les salaires n’arrivent pas non plus régulièrement).


Claude Ebrard ne s’est pas contentée de rendre visite aux conférences d’Ipamu. Grâce à ses rencontres avec le président national, monsieur Léonard Lepu et avec le président diocésain monsieur Baudoin Mukidi, les deux conférences sont maintenant reconnues. Elles n’attendent plus que leur visite mais le pays est grand et les moyens de transport inexistants ou coûteux.


Laissons le mot de la fin à Claude : « Tous les Congolais que j’ai rencontrés ont cette générosité, cette chaleur du cœur, cette admirable façon d’accueillir et d’offrir…Quelle belle leçon pour nous qui savons peut-être, facilement donner de notre superflu, mais si mal de notre nécessaire ! Partout où je suis allée dans le cadre de la mission humanitaire, j’ai été comblée de cadeaux souvent inattendus mais chacun donnait ce qu’il avait : arachides, papayes, bananes, bananes plantains, pamplemousses, mangues, oranges, mandarines, ananas énormes, mais aussi animaux, vivants bien sûr: un canard, deux poules, un coq, un bouc…un homme est allé spécialement à la chasse pour m’offrir une antilope… Nous oublions trop souvent, malgré la crise, que nous restons encore malgré tout riches matériellement. Là-bas, ils sont pauvres matériellement, mais quelle richesse d’accueil, de partage, de générosité : comme nous avons à apprendre les uns des autres pour nous enrichir mutuellement ! »

Vous pouvez consulter les photos de ce périple dans notre album.